L’édito de fin de campagne, le vrai et le faux

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa campagne touche à sa fin. Nous en sommes presque soulagés, tellement le ton de cette campagne a été désagréable, du moins dans le camp adverse.

  • Nous aurions aimé un débat contradictoire, proposé par le Progrès, M. Casile l’a refusé.
  • Nous aurions aimé la réponse à nos (et surement vos) interrogations quant à leur programme, nous ne l’avons trouvée ni dans leurs documents de campagne, ni dans leur blog, ni sur leur page Facebook, ni lors de leur meeting.
  • Nous aurions aimé une campagne digne, sur du fond. Ils ont choisi une autre tactique.

Les Arbreslois trancheront.

Mais nous aimerions que la décision des électeurs se prenne en connaissance d’éléments vrais et non d’imprécisions ou d’informations fausses.

Que M. Casile se permette de critiquer notre gestion depuis 2001 est son droit le plus absolu, mais qu’il le fasse avec un certain nombre d’inexactitudes ou d’interprétations erronées est un peu plus gênant. Et  considérant que dans sa liste figure un certain nombre d’élus de l’opposition, nous ne pouvons croire qu’à une volonté délibérée de tromper les Arbreslois, et cela nous ne pouvons l’accepter.

Sa profession de foi, qui ressemble davantage a un tract ‘contre’ qu’à une présentation d’un programme ‘pour’, en est encore un exemple.

La maison de retraite « Les Collonges » ferme : FAUX !

La maison de retraite, qui est d’ailleurs intercommunale et non pas communale, ne ferme pas mais est contrainte de déménager et sera située à St Germain-Nuelles, à peine 2 km distant de nous.  L’on ne peut pas à la fois défendre l’idée d’intercommunalité et le partage des ressources, et vouloir tout garder à L’Arbresle…

Le chômage des jeunes augmente : FAUX !

Les nombre de jeunes de moins de 25 ans  à la recherche d’un emploi est en baisse de 2% sur notre commune. Les dernières enquêtes de l’Agence d’Urbanisme de Lyon prouvent l’attractivité économique de la communauté de communes du Pays de L’ Arbresle et l’augmentation du nombre de création d’entreprises depuis 2010 (+11%).

Un vote précipité sur le PLU : FAUX !

La révision du Plan Local d’Urbanisme s’est déroulée sur 3 années avec maintes réunions publiques et plusieurs votes en conseil municipal avec l’approbation finale à l’unanimité du PLU en mai 2013. Le vote récent n’a fait qu’acter la fin de la procédure d’enquête publique et répondre à quelques recommandations du commissaire enquêteur diligenté par l’État.

Faire croire aux Arbreslois que l’on aurait pu modifier un PLU (que l’opposition a donc voté) sous le nouveau mandat est trompeur, à moins que M. Casile ait envie de recommencer la procédure depuis la phase d’études…

Une mauvaise gestion financière : FAUX !

Depuis 2001 et malgré une amélioration sensible des services rendus à la population, les équipes successives (sous Jean-Claude Gross et Pierre-Jean Zannettacci) n’ont pas augmenté l’endettement de la ville. Nous avons maintenu un niveau d’endettement raisonnable, tout en empruntant en fonction, et uniquement en fonction, des besoins en investissement.

Le tout sans augmenter le taux de la fiscalité locale. Les bases (fixées par l’État) ont certes augmenté un peu chaque année, mais en examinant en détail vos avis d’imposition, vous verrez que la part qui est fixée par la commune n’a pas variée.

De l’argent gaspillé ? FAUX !

L’on nous attaque sur deux dossiers : Le Clos Landar sous le mandat qui s’achève et le cinéma, sous le mandat précédent.

Pour le Clos Landar et le projet de centre culturel que nous avions défendu lors de la campagne de 2008,  nous avons , en effet été  contraints  de refaire par deux fois toute la procédure de jury de concours pour designer un architecte maitre-d’oeuvre pour réaliser ce projet. Par deux fois des vices de forme juridiques et administratifs ainsi que des contentieux nous ont obligés à reporter ce dossier. Entretemps, et suite à l’évolution à la baisse des recettes fiscales et dotations de l’État, nous avons préféré, par prudence et raison, tout simplement annuler ce beau projet qui aurait très fortement impacté les capacités d’investissement de la commune et déséquilibré nos budgets de fonctionnement.

A ce jour le coût de cette opération non réalisée est de 125.000 €. Ils comprennent les frais de concours et primes d’architecte pour 60.000 € (ceux-là sont réellement perdus) et 65.000 € de frais d’études propres à la réalisation technique du projet ( sondages de sol, de structures, d’étanchéité etc…). Il est bien évident que ces études techniques resteront a disposition pour un autre projet de rénovation. Ces frais propres ne sont donc pas perdus.

En 2001, l’équipe de Jean-Claude Gross avait également fait le choix de ne pas finaliser le projet d’un centre culturel et de deux salles de cinéma qu’avait envisagé l’équipe de Jean Chevalier (maire de 1995 à 2001) et  pour lequel la commune avait engagé des études pour 50.000 €.

Nous avions fait le choix d’abandonner ce projet au profit de la construction d’une véritable médiathèque et d’une salle d’exposition dont chacun s’accorde à reconnaitre l’extraordinaire succès aussi bien au niveau communal qu’intercommunal (plus de 2600 adhérents à ce jour ).

Nous avions aussi, par cette décision , fait le choix de ne pas concurrencer le cinéma de Sain Bel qui venait tout juste d’être rénové .

Nous prônons au contraire la mutualisation des équipements sur le territoire. Un soutien intercommunal au Strapontin permettrait d’engager peut être un ou deux salariés pour épauler les bénévoles, multiplier le nombre de séances et éviter les déceptions que peuvent provoquer les séances uniques en cas de grande affluence.

On  nous reproche les ralentisseurs sur la rue Gabriel Péri, pour un coût de 50 000 euros. Notre souci était la sécurisation de la rue Gabriel Péri et la diminution de la vitesse. La solution des coussins berlinois que nous avions choisie s’est révélée, effectivement, très bruyante et peu efficace. A la demande des riverains nous les avons donc supprimés, au profit de radars pédagogiques bien plus efficaces.

La somme investie n’est pas pour autant perdue, puisque les coussins sont la propriété de la commune et peuvent être redéployés en particulier dans certains lotissements.

Ces sommes (au total moins de 200.000 €) restent cependant à mettre en relation avec les 148 Millions d’euros ( tous budgets confondus) que nous avons gérés en 13 ans de mandat de 2001 à ce jour.

Un parking souterrain est possible place de la République : VRAI OU FAUX ?

Vrai, à condition de mettre l’argent qu’il faut. Nous avons fait faire les études nécessaires. Mais elles ont prouvé qu’un tel parking ne pourrait pas être rentable. Aucun investisseur privé dans le cadre d’un partenariat n’est prêt à s’engager dans un tel projet. Les coûts de fonctionnement de ce type de parking ne peuvent être couverts par les usagers à moins de fixer des tarifs de stationnement exorbitants.

Si la commune devait investir seule sur cet équipement cela lui coûterait entre 18.000 € et 22.000 € par place. Et les frais de fonctionnement seraient de l’ordre de 50.000 €.

Un parking à étages est possible place JJ Sainclair : VRAI ou FAUX ?

Considérant que l’on ne peut pas construire en zone rouge (inondable), dans laquelle se trouve le parking Sainclair, nous doutons de la faisabilité d’un tel projet. De plus le coût de construction de cet ouvrage est estimé à 15 000 € la place. Enfin  l’accès (entre la médiathèque et la Poste) est très contraint, surtout pour y amener 200 voitures/jour de plus. 200 voitures qui tournent au ralenti sur la place de la République, est-ce vraiment améliorer le cadre de la vie dans le centre bourg historique ? Nous pensons que non.

Ces deux projets cumulés nécessiteraient donc un investissement considérable, bien au-delà des 1,5 Million d’euros que peut supporter la commune sans augmentation de la dette et donc des annuités d’emprunt acceptables pour le budget communal. Les réaliser c’est consacrer pratiquement le total de l’investissement pour les 6 années à venir sur une seule opération, à l’exclusion de toute autre chose.

Et ce serait à l’usager d’en supporter le coût du fonctionnement. A moins que M. Casile propose de supprimer des subventions ailleurs ? Ou d’augmenter les impôts ? Un débat aurait effectivement permis de connaitre les priorités budgétaires de Philippe CASILE et les choix politiques faits pour dégager ces fonds nécessaires.

De la même façon nous restons sur notre faim quant au scolaire, quant à la culture, quant à la politique jeunesse, quant à la position vis à vis de la communauté de communes, de la réforme territoriale, de la Métropole…

Les enjeux pour L’ Arbresle sont divers et ne se résument pas au seul stationnement .

Pour conclure : un seul tour le 23 mars pour aller Ensemble, plus loin avec Pierre-Jean Zannettacci.
Nous comptons sur vous, vous pouvez compter sur nous.

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